Camomille romaine ou matricaire : quelle différence ?
Deux noms à reconnaître
La camomille romaine porte le nom Chamaemelum nobile, également rencontré sous Anthemis nobilis. La matricaire, ou camomille allemande, est notamment nommée Matricaria recutita ou Matricaria chamomilla.
Cette précision est utile pour une raison simple : beaucoup de pages parlent seulement de « camomille ». On risque alors d’attribuer à un hydrolat de camomille romaine les résultats d’un extrait de matricaire utilisé dans un essai sur l’anxiété.
La camomille romaine est-elle étudiée pour les spasmes ?
Oui. Une recherche de 2018 a étudié un extrait alcoolique, des fractions, des flavonoïdes et une huile essentielle de camomille romaine sur des muscles lisses isolés, dont du jéjunum humain. L’huile a produit une relaxation dans certaines conditions expérimentales. L’extrait présentait un comportement plus complexe.
Ces expériences éclairent un mécanisme digestif ; elles ne mesurent pas le soulagement de personnes ayant bu un hydrolat. La composition du distillat et l’exposition après consommation doivent être examinées pour construire ce rapprochement.
Ce que nous savons de notre hydrolat
La camomille romaine figure parmi les cinq hydrolats Vanadal caractérisés dans la campagne FILAB. Le profil transcrit dans le mémoire rapporte notamment du linalol et des esters comme l’angélate d’isobutyle.
La présence de flavonoïdes dans un extrait alcoolique ne prouve pas leur présence dans cette eau distillée. Nous évitons ainsi d’attribuer automatiquement de l’apigénine à un hydrolat au seul motif que la plante est une camomille. La bonne question reste ce que la préparation réelle contient.
Questions fréquentes
Les deux camomilles sont-elles interchangeables dans une étude ?
Non. Il faut garder l’espèce, la partie et la préparation étudiées.
Peut-on être allergique à la camomille ?
Oui. Une allergie connue à la plante ou à des Astéracées doit être prise en compte ; demandez un avis adapté avant utilisation.